Le cristal et le verre font partie du « patrimoine vivant » de la France.
Les cristalliers et les verriers maintiennent leur tradition en conservant les tours de main traditionnels qui se transmettent de génération en génération. Visiter une verrerie, c’est assister à un vrai ballet entre les hommes qui cueillent le verre dans les pots, ceux qui soufflent la paraison et les poseurs de jambes et de pieds. Ils se passent de main en main la canne creuse du verrier pour exécuter leurs opérations dans un temps donné pour éviter que le verre ne se refroidisse. La formation en conséquence est primordiale dans ce métier qui ne se maîtrise qu'après au moins dix bonnes années de pratique.
L’intelligence du geste –c’est-à-dire le savoir-faire des ouvriers- constitue la première richesse de nos entreprises dont les productions sont très prisées par la clientèle internationale. Les cristalliers réalisent ainsi près de 60% de leurs chiffres d’affaires à l’export principalement à destination des Etats-Unis, du Japon, des grands pays d’Amérique du Sud et également du Moyen-Orient.
Ce succès à l’international est une réponse aux évolutions du marché à l’échelle française. Jusqu’aux années 1980, le marché intérieur était constitué par la vente des articles de tables. Les listes de mariage ont ainsi pu représenter jusqu'à 40% du chiffre d’affaires des cristalliers contre 4% aujourd’hui.
En complément d’une politique de conquête des marchés à l’export, des efforts importants ont été entrepris pour compenser la perte de chiffre d’affaires sur les arts de la table en développant de nouveaux produits de substitution et en se diversifiant. L’essor de la bijouterie, de l’édition d’art ou des luminaires par exemple témoigne de cette stratégie.
Les problèmes posés par la formation professionnelle, base essentielle de ces métiers, la diminution du chiffre d’affaires dans le domaine des arts de la table et la faible compétitivité résultant des coûts salariaux très élevés sont autant de défis à relever. Suite ici